Cette question je me la suis posée brièvement, pour répondre à quelques amis facebookeurs qui m’invitaient à rejoindre un groupe dont l’objectif est de rassembler de grands musiciens.
Aujourd’hui, je veux y répondre plus en détails, la question est importante et la réponse mérite mieux que quelques mots.
- Serais-je un grand musicien ?
Sûrement dans quelques années, voire quelques décennies, je le serais si ma croissance est conforme aux lois de la biologie, de la psychologie et de l’humourologie appliquée.
Oui, car petit musicien deviendra GRAND !
Il en va des musiciens comme des poissons, sauf à tomber dans une oubliette ou à être avalé par un brochet, je devrais continuer ma croissance pour le plus grand bonheur de ma famille, de mes parents, de mes grands-parents, de mes ancêtres et futurs descendants et de tous ceux, qui de près ou de loin, y trouveront quelques satisfactions à recevoir mes créations sonores, visuelles et littéraires.
Toutes ces productions demandent du temps, de la patience, de la concentration, de la dĂ©concentration et mĂŞme de dĂ©contraster sa contraction. Mais point de gaspillage, comme tout bon terrien, mes ressources ne sont pas inĂ©puisables, alors je ne peux me permettre le vagabondage ou le dilettantisme, tout juste L’ECOLOGIE.
Il est très important, vous l’aurez deviné, de garder un cap, de ne pas partir à l’aventure au trot ou au galop.
Gardons nous des sirènes du Mississipi et des cyclopes de la renommée, me disait souvent mon vieux copain Ulysse dont j’ai perdu la trace dans le Pénélope aux nases[1].
Mon cap, mon espérance, amies navigatrices [2] , amis navigateurs, je me les suis fixés en toute conscience des difficultés (typhons, ouragans, triangle des Bermudes, typhus, scorbut, Barberousse, calamar géant, etc.,…) que je rencontrerai non pas sur la route de Memphis, mon cher Eddy, mais sur la route du musiculteur[3] que je suis.
Cette route, je la trace avec ce dĂ©sir : ” ĂŞtre ma musique et que ma musique soit moi “.
C’est une belle formule j’en conviens, et en plus, je crois bien qu’elle est de moi, même si, William Shakespeare, me l’a un peu soufflée à l’oreille un soir d’Hamlet.
Pour votre gouverne, sachez que William Shakespeare n’est pas ce que l’on pourrait appeler un grand auteur, un grand Ă©crivain. William Shakespeare est un monument, une pyramide, que dis-je, un pharaon de l’écriture. William ” Kheops” Shakespeare voilĂ sa vĂ©ritable identitĂ© quand moi, Jean Toba, je m’amuse Ă Ă©crire.
Mais gardons nos esprits et revenons à nous, et surtout à moi, pour dire que, je cherche à faire du Jean Toba et que faire du Jean Toba, pour Jean Toba, ça prend un peu plus de temps, que de vouloir faire du Jean Rockba ou du Jean Toblues.
Du Jean Toba, je commence tout juste Ă en faire.
Quant au Rock et au blues ils ne manquent nullement de représentants remarquables. Je ne mettrai pas en péril la Fender & Gibson Limited Company en allant me promener sous d’autres cieux, voir d’autres horizons. Mon vieux synthé Korg à couper au feu si le contraire devait arriver.
D’ailleurs , il ne pouvait pas en être autrement. J’étais voué un jour ou l’autre à faire du jean Toba.
Quel groupe de rock, aussi libéral soit-il, aurait-il pu accepter de s’aventurer sur les chemins des adaptations de morceaux des Rolling Stones, principalement jouées avec un clairon ?
Heureusement, Je n’en ai trouvĂ© aucun. Peut-ĂŞtre , qu’un jour, un groupe de rock balsamique , oups pardon, balkanique, reprendra-t-il Ă son compte cette proposition ?

Connaissez-vous un grand musicien dont l’instrument de prédilection fut le clairon ?
Non, bien sur.
Le choix de l’instrument pour prétendre au titre de grand musicien est primordial.
Qui dit grand musicien dit grand instrument. VoilĂ pourquoi, le piano est l’instrument, qui d’emblĂ©e, vous place dans les meilleures dispositions pour accĂ©der au statut de grand musicien. Je ferai toutefois, une exception pour les chef d’orchestres qui sans ĂŞtre boulanger doivent absolument savoir manier la baguette !
Pour finir cette vieille maxime du Père Maxime s’adressant Ă la mère : ” MĂ©ditez, RenĂ©e ! ” [4]
[1] Le Péloponnèse pour le voir, aller en Grèce.
[2] Navigateuse n’a jamais été le féminin de navigateur n’en déplaise à certains gros machos de flibustiers barbus sans scrupule et sans éducation.
[3] J’ai le culte de la musique et je la cultive en faisant ” pousser ” des morceaux de musique sous ma serre-studio.
[4] De cette maxime, Tino Rossi
en a tiré une très belle chanson qui a eu un grand succès en son temps, je veux bien sûr parler de la chanson intitulée Méditerranée.
C’est vous qui les dites …